Découvrez toute l'histoire de l'Hotel Restaurant le Rivage à Olivet dans le 45

Le Rivage au fil des âges

À partir du IXe siècle, les moines de l'abbaye de Micy ont drainé et canalisé le Loiret et y ont construit des digues ou chaussées artificielles, permettant l'amenée d'eau à leurs moulins. Tout au long du Moyen Age, d'autres communautés religieuses ont installé leurs moulins, façonnant le cours de la rivière que nous connaissons aujourd'hui. Tout cela compose un paysage inoubliable qui évoque la longue prospérité du Loiret avec ses moulins à farine, à tan, à foulons, à chamois, à papier dont les roues ont tourné jusqu'au début du XXe siècle. 
À la Belle Époque, sur la rive gauche du Loiret, entre l’ancien château du Couasnon et la chaussée de Saint-Samson, les petites villas et « chalets » au bord de l’eau se sont multipliés, avec leurs pittoresques gares à bateaux construites vers le milieu du XIXe siècle directement sur la rivière, qui font toujours partie du décor et du patrimoine olivetain. À la même époque, les guinguettes ont fleuri, pour le plus grand bonheur des amateurs de canotage et de promenades sur l’eau : ces établissements très courus proposaient de nombreuses embarcations à la location, barques, yoles et périssoires, qui circulaient en tous sens sur le bassin de Saint-Samson et provoquaient les jours de grande affluence de véritables embouteillages sur l’eau !
La dernière guinguette avant la chaussée de Saint-Samson était Le Robinson (qui allait plus tard moderniser son nom en Le Rivage). C’est d’abord un restaurateur de Châteauneuf qui y installe une guinguette, disposant d’un ponton et de barques en location, et où l’on organisait de fameux tournois de boules. Le Robinson est racheté et rénové en 1930 par M. Pradet, président de la Halle aux Livres. À la Libération, le Robinson devient le Rivage, avant d’être racheté en 1954 par Roland Béraud, qui, à l’occasion des Floralies en 1967, y ouvre aussi un hôtel. Il cèdera la direction de l’établissement à son fils, Jean-Pierre Béreaud, en 1983 lorsque celui-ci rentre des Etat-Unis. 
Monsieur Béreaud consacre sa vie à faire prospérer l’affaire familiale jusqu’en avril 2017, date de passation de pouvoir aux propriétaires actuels, Sylvie et Hervé DESTOUCHES.